Il n’a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin – d’instinct. Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d’un hameau perdu, Brabek l’ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l’amour combien charnel avec Emma, mélomane lumineuse, tout à la fois soeur, amante, mère. « C’est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l’existence : nombre de ravages et quelques ravissements. » Puis la guerre, l’effroyable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l’on nomme la civilisation. Itinéraire d’une âme neuve qui s’éveille à la conscience au gré du hasard et de quelques nécessités, ponctué des petits et grands soubre-sauts de l’Histoire, le Garçon est à sa façon singulière, radicale, drôle, grave, l’immense roman de l’épreuve du monde. (Amazon)
Laëtitia / Ivan Jablonka
Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011, Laëtitia Perrais a été enlevée à 50 mètres de chez elle, avant d’être poignardée et étranglée. Il a fallu des semaines pour retrouver son corps. Elle avait 18 ans. Ce fait divers s’est transformé en affaire d’Etat : Nicolas Sarkozy, alors président de la République, a reproché aux juges de ne pas avoir assuré le suivi du « présumé coupable », précipitant 8 000 magistrats dans la rue, en février 2011. Mais Laëtitia Perrais n’est pas un fait divers. Comment peut-on réduire la vie de quelqu’un à sa mort, au crime qui l’a emporté ? Pendant deux ans, Ivan Jablonka a rencontré les proches de la jeune fille, sa soeur jumelle, ses parents, ses amis, les responsables des services sociaux, ainsi que l’ensemble des acteurs de l’enquête, gendarmes, juges d’instruction, procureurs, avocats et journalistes, avant d’assister au procès du meurtrier, en octobre 2015. De cette manière, Ivan Jablonka a pu reconstituer l’histoire de Laëtitia. Il a étudié le fait divers comme un objet d’histoire, et la vie de Laëtitia comme un fait social. Car, dès sa plus jeune enfance, Laëtitia a été maltraitée, accoutumée à vivre dans la peur, et ce parcours de violences éclaire à la fois sa fin tragique et notre société tout entière : un monde où les femmes se font harceler, frapper, violer, tuer. Ivan Jablonka poursuit son projet d’exploration des frontières entre littérature, histoire et sciences sociales. Ce livre est une expérience d’écriture autant qu’une enquête, destinée à rendre à Laëtitia sa singularité et sa dignité.(Amazon)
Chanson douce / Leïla Slimani
Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame. A travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c’est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l’amour et de l’éducation, des rapports de domination et d’argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant.
Le polar de l’été : Ne pars pas sans moi/Gilly Macmillan
Par un joyeux dimanche, Rachel et son petit garçon de 8 ans se promènent en forêt. Désirant plus que tout être une bonne mère, et soucieuse de l’indépendance et de l’autonomie de son enfant, Rachel l’autorise à partir quelques mètres devant elle pour aller jouer. Arrivée au bout du chemin, l’angoisse la saisit : Ben a disparu.
Après une conférence de presse catastrophique, médias et réseaux sociaux se déchaînent. Pour eux, Rachel est responsable de la disparition de son enfant. Pourquoi n’a-t-elle pas veillé sur lui ? Comment se fait-il qu’elle ait du sang sur les mains ? Pendant que la police se lance dans une véritable course contre la montre pour retrouver Ben, Rachel se débat entre la culpabilité, le désespoir et la peur.
Rongée par le doute, assaillie par la violence de ceux qui la croient coupable et tandis que la moindre de ses certitudes s’écroule, elle ne sait plus quoi faire. Attendre patiemment que les forces de l’ordre lui ramènent son fils ou suivre son instinct et partir elle-même à sa recherche ?
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Un polar/thriller de Jean-Christophe Grangé
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Le père est le premier flic de France.
Le fils aîné bosse à la Crime. Le cadet règne sur les marchés financiers.
La petite soeur tapine dans les palaces. Chez les Morvan, la haine fait office de ciment familial. Pourtant, quand l Homme-Clou, le tueur mythique des années 70, ressurgit des limbes africaines, le clan doit se tenir les coudes.
Sur fond d intrigues financières, de trafics miniers, de magie yombé et de barbouzeries sinistres, les Morvan vont affronter un assassin hors norme, qui défie les lois du temps et de l espace. Ils vont surtout faire face à bien pire : leurs propres démons.
Les Atrides réglaient leurs comptes dans un bain de sang. Les Morvan enfouissent leurs morts sous les ors de la République.
Volume 2 : Congo Requiem
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On ne choisit pas sa famille mais le diable a choisi son clan.
Alors que Grégoire et Erwan traquent la vérité,jusqu’à Lontano, au coeur des ténèbres africaines, Loïc et Gaëlle affrontent un nouveau tueur à Florence et à Paris.
Sans le savoir, ils ont tous rendez-vous avec le même ennemi.L’ Homme-Clou.
Chez les Morvan, tous les chemins mènent en enfer.
Au « jardin abandonné » une bonne soixantaine d’adultes et plus d’une vingtaine d’enfants se sont régalés des histoires pleines de sagesse et d’humour contées avec beaucoup de talent par Serge Valentin. Notre conteur avait déjà enchanté son public tout le long du chemin, de la médiathèque au jardin, avec son accordéon et quelques pauses contées. Après des applaudissements nourris, tous, habitants de St Paul, venus avec amis et famille, et vacanciers, ont échangé avec bonheur le temps du « verre de l’amitié ». L’association ACL remercie Mme Gauthier, maire de St Paul, de sa présence, et le propriétaire du jardin qui, depuis 5 ans, coupe ronces et herbe pour y accueillir cette soirée ; merci aussi à toute l’équipe organisatrice.
Son premier recueil de poésies paraît à Montréal en 1956 et son premier roman en 1963.
Les premières chansons de Leonard Cohen (principalement celles de Songs of Leonard Cohen, 1967) sont ancrées dans la musique folk, et chantées avec une voix grave. Dans les années 1970, ses influences se multiplient : musique pop, de cabaret et du monde. Depuis les années 1980, il chante accompagné de synthétiseurs et de choristes.
La poésie et les chansons de Leonard Cohen ont influencé de nombreux auteurs-compositeurs-interprètes et on compte plus de 1 500 reprises de ses chansons. Source : wikipédia
Trois albums disponibles à la médiathèque de St-paul-le-jeune
Mika, de son vrai nom Michael Holbrook Penniman, Junior, né le 18 août 1983 à Beyrouth, est un chanteur et auteur-compositeur de pop britannico-libanais.
Coach de The Voice, son dernier album « The origin of love » s’est hissé à la première place dès sa sortie.
Après une décennie de pause entrecoupée de reformations furtives, d’invitations sans suite et de séparation(s), Louise Attaque sort de son sommeil. Le groupe de rock français livre un quatrième album à la tonalité électro-pop héroïque. Alors que ses membres sont désormais quadras, Anomalie est une bonne photo de famille pour une bande qui a pris acte du temps qui a passé. (Rfi Music)
Ses morceaux ont la couleur et la chaleur des feux de joie, le rayonnement des grands embrasements populaires. Chanteur à textes et à voix, Vianney s’impose avec son premier album « Idées blanches ». Sans effort ni cliché. Après avoir parcouru la tournée des festivals l’été 2015, Vianney a rejoint Berlin au départ de Paris pour la sortie de son album en Allemagne. Désormais Disque de platine en France, l’album est disponible en version » deluxe » (tous les titres en version acoustique / guitare voix + quelques inédits). (Totoutard)
Chrystel Wautier est une jeune chanteuse belge de pop-jazz venant de La Louvière. Avec ce nouvel album « Before a Song » dont on se délecte, Chrystel Wautier est déjà une référence pour le Jazz vocal européen. Before a Song ne fait pas de chichis et ne tergiverse pas en considérations techniques inutiles.
Alain Souchon & Laurent Voulzy est le 1er album commun d’Alain Souchon et de Laurent Voulzy, sorti en 2014. Toutes les chansons ont été écrites et composées par les deux interprètes. Le premier single extrait de l’album, Derrière les mots, puis Oiseau Malin et La Baie des Fourmis font de cet album un incontournable à écouter. Car derrière les mots ces deux amis cachent des bad boys.
1990. Des terroristes palestiniens tuent quinze personnes dans une école à Metoula, en Israël. Plus de vingt ans après, l’un d’eux, Abdallah Ben Rachid, est libéré dans le cadre d’un échange de prisonniers. Il part en Syrie rejoindre l’organisation des Enfants du Jihad, où il entre en concurrence avec Abdallah Youssef. Lequel n’est autre qu’Amiel, l’ex-codétenu de Nimrod et Uri, l’homme que tout Israël croit mort et enterré. Amiel a survécu aux tortures mais a été «retourné» par ses geôliers et converti à l’islam. Pendant ce temps, Nimrod et Uri ont le sentiment que leur ami n’est effectivement pas mort…
La famille Bélier
Les Bélier, agriculteurs en Normandie, sont sourds, à l’exception de Paula, la fille lycéenne, qui a pris l’habitude de régler au téléphone de nombreux soucis familiaux. Emue par l’arrivée au lycée d’un beau Parisien bouclé, Gabriel, Paula persuade sa meilleure amie, Mathilde, aussi délurée qu’elle est réservée, de s’inscrire à sa suite dans la chorale du professeur de musique, monsieur Thomasson. Fan absolu de Michel Sardou, artiste en berne, Thomasson détecte le talent de Paula et la presse de présenter le concours de la maîtrise de Radio-France. Mathilde hésite. Peut-elle abandonner sa famille pour suivre sa voie ?…
La présidente
Le 7 mai 2017, Marine Le Pen est élue première Présidente de la République. Elle vient de battre François Hollande de quelques dizaines de milliers de voix. C’est l’effervescence sur les plateaux télé. Editorialistes, politologues, politiciens se succèdent, incrédules. Tard dans la nuit, des partisans de la nouvelle présidente fêtent la victoire. Des affrontements éclatent sporadiquement. La Présidente est un récit graphique d’anticipation politique, concentré sur les neuf premiers mois du mandat de Marine Le Pen, étayé par une parfaite connaissance des mécanismes économiques, médiatiques et institutionnels. Une plongée dans un futur incertain et chaotique.
Hannibal Lecter a franchi la ligne qui sépare la psychiatrie de la folie. Une série de crimes odieux a fait passer ce brillant médecin de son cabinet de consultation à la cellule la mieux gardée du pénitencier de Baltimore. Jack Crawford, un agent du FBI, est persuadé que Lecter peut l’aider à démasquer Buffalo Bill, un psychopathe qui assassine à tour de bras et sème la terreur dans tout le Middle West. Clarice Starling, une jeune stagiaire, est dépêchée dans la cellule de Hannibal «le cannibale». Sa mission : le faire parler. Mais Lecter est rusé. C’est lui qui manipule en réalité son interlocutrice. Il accepte néanmoins de lui donner des renseignements…
Dix ans ont passé depuis que le docteur Hannibal Lecter s’est évadé de la clinique psychiatrique de haute sécurité où l’agent du FBI Clarisse Starling l’avait interrogé. Après avoir changé d’identité et échappé aux polices du monde entier, le tueur en série a trouvé refuge à Florence, la ville qui sied le mieux à sa culture et à ses goûts cruels et raffinés. Entouré de symboles de la Renaissance, son époque favorite, ce sybarite paraît avoir effacé ses abominables forfaits. Mais Clarisse, elle, n’a rien oublié.
Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. À l’aube d’une nuit glaciale, le corps d’un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre…
Et les énigmes se succèdent : pourquoi la victime a-t-elle une cicatrice formant le nombre 488 sur le front ? Que signifient ces dessins indéchiffrables sur le mur de sa cellule ? Pourquoi le personnel de l’hôpital semble si peu à l’aise avec l’identité de cet homme interné à Gaustad depuis plus de trente ans ?
Pour Sarah, c’est le début d’une enquête terrifiante qui la mène de Londres à l’île de l’Ascension, des mines du Minnesota aux hauteurs du vieux Nice.
Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va lier son destin à celui d’un journaliste d’investigation français, Christopher, et découvrir, en exhumant des dossiers de la CIA, une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort…
Et la réponse, enfouie dans des laboratoires ultra-secrets, pourrait bien affoler plus encore que la question !
Repose-toi / Serge Joncour
Aurore est une styliste reconnue et Ludovic un agriculteur reconverti dans le recouvrement de dettes. Ils n’ont rien en commun si ce n’est un curieux problème : des corbeaux ont élu domicile dans la cour de leur immeuble parisien. Elle en a une peur bleue, alors que son inflammable voisin saurait, lui, comment s’en débarrasser. Pour cette jeune femme, qui tout à la fois l’intimide et le rebute, il va les tuer. Ce premier pas les conduira sur un chemin périlleux qui, de la complicité à l’égarement amoureux, les éloignera peu à peu de leur raisonnable quotidien.Dans ce grand roman de l’amour et du désordre, Serge Joncour porte loin son regard : en faisant entrer en collision le monde contemporain et l’univers intime, il met en scène nos aspirations contraires, la ville et la campagne, la solidarité et l’égoïsme, dans un contexte de dérèglement général de la société où, finalement, aimer semble être la dernière façon de résister. (Amazon)
Le cri / Nicolas Beuglet
Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. À l’aube d’une nuit glaciale, le corps d’un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre…
Et les énigmes se succèdent : pourquoi la victime a-t-elle une cicatrice formant le nombre 488 sur le front ? Que signifient ces dessins indéchiffrables sur le mur de sa cellule ? Pourquoi le personnel de l’hôpital semble si peu à l’aise avec l’identité de cet homme interné à Gaustad depuis plus de trente ans ?
Pour Sarah, c’est le début d’une enquête terrifiante qui la mène de Londres à l’île de l’Ascension, des mines du Minnesota aux hauteurs du vieux Nice.
Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va lier son destin à celui d’un journaliste d’investigation français, Christopher, et découvrir, en exhumant des dossiers de la CIA, une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort…
Et la réponse, enfouie dans des laboratoires ultrasecrets, pourrait bien affoler plus encore que la question ! (Amazon)
Ne lâche pas ma main / Michel Bussy
Un couple d’amoureux dans les eaux turquoise de l’île de La Réunion.
Farniente, palmiers, soleil.
Un cocktail parfait.
Pourtant, le rêve tourne court. Quand Liane disparaît de l’hôtel, son mari, Martial, devient le coupable idéal. Désemparé, ne sachant comment prouver son innocence, il prend la fuite avec leur fille de 6 ans. Pour la police, cela sonne comme un aveu : la course-poursuite, au cœur de la nature luxuriante de l’île, est lancée.
» Bussi développe tout son talent en suspense et en personnage à fendre l’âme. » Le Point
» Un auteur machiavélique tissant jusqu’à la dernière page des intrigues remarquablement bien ficelées. » Philippe Blanchet – Le Figaro Magazine
Petit pays/Gaël Faye
« J’ai écrit ce roman pour faire surgir un monde oublié, pour dire nos instants joyeux, discrets comme des filles de bonnes familles: le parfum de citronnelle dans les rues, les promenades le soir le long des bougainvilliers, les siestes l’après-midi derrière les moustiquaires trouées, les conversations futiles, assis sur un casier de bières, les termites les jours d’orages… J’ai écrit ce roman pour crier à l’univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu’à le rester avant d’être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, de migrants. »
Avec un rare sens du romanesque, Gaël Faye évoque les tourments et les interrogations d’un enfant pris dans une Histoire qui le fait grandir plus vite que prévu. Nourri d’un drame que l’auteur connaît bien, un premier roman d’une ampleur exceptionnelle, parcouru d’ombres et de lumière, de tragique et d’humour, de personnages qui tentent de survivre à la tragédie.
Lettres croisées
Deux grands artistes, l’un peintre, l’autre écrivain. Deux amis de toujours et pour toujours. Leur amitié a débuté en 1853 ou 1854, au lycée d’Aix, et résistera longtemps à l’éloignement. Entre Cézanne et Zola, ce ne fut pas seulement une forte complicité de jeunesse, de proximité géographique ou de milieu, mais un même choix de sujets, de communautés d’artistes, de refus des académismes et des conventions, une même compréhension de l’époque. Leur correspondance, publiée jusqu’ici séparément, n’avait jamais été rassemblée ni confrontée. Pourtant, ces cent quinze lettres – malgré les pertes et les années manquantes – témoignent de leur dialogue entre 1858 et 1887 : leur sens véritable ne réside pas seulement dans leurs allusions aux événements de la vie privée ou de la vie sociale de chacun, mais dans leur existence même, et dans les autres échanges qu’elles présupposent, dont la trace s’est perdue. Si John Rewald, le premier éditeur de la correspondance de Zola en 1937, a pu affirmer jusqu’ici que les deux hommes s’étaient brouillés à la suite de la publication de L’Oeuvre – pour le critique, le personnage de Lantier et son échec représentaient Cézanne et le sien -, une nouvelle lettre retrouvée en 2013, postérieure à celle de la « rupture », vient remettre en question toutes les thèses établies. C’est sous ce nouvel éclairage rendu possible par la recherche littéraire qu’Henri Mitterand nous guide à travers l’oeuvre picturale et l’oeuvre romanesque des deux artistes.
Congo Requiem
On ne choisit pas sa famille mais le diable a choisi son clan.
Alors que Grégoire et Erwan traquent la vérité,jusqu’à Lontano, au coeur des ténèbres africaines, Loïc et Gaëlle affrontent un nouveau tueur à Florence et à Paris.
Sans le savoir, ils ont tous rendez-vous avec le même ennemi.L’ Homme-Clou.
Chez les Morvan, tous les chemins mènent en enfer.
Le temps est assassin/Michel Bussi
Eté 1989
La Corse, presqu’île de la Revellata, entre mer et montagne.
Une route en corniche, un ravin de vingt mètres, une voiture qui roule trop vite… et bascule dans le vide.
Une seule survivante : Clotilde, quinze ans. Ses parents et son frère sont morts sous ses yeux. Eté 2016
Clotilde revient pour la première fois sur les lieux de l’accident, avec son mari et sa fille ado, en vacances, pour exorciser le passé.
A l’endroit même où elle a passé son dernier été avec ses parents, elle reçoit une lettre. Une lettre signée de sa mère. Vivante ? (Amazon)
Des chauves-souris des singes et des hommes/Paule Constant
Paule Constant revient à l’Afrique, terreau de son œuvre romanesque depuis Ouregano publié en 1980. Une petite fille, Olympe, veut courir avec les garçons du village qui la sèment près de la forêt. Elle découvre au pied d’un manguier une chauve-souris qu’elle emporte avec elle. Chez les Boutouls, société de guerriers et de chasseurs, les garçons rapportent le cadavre d’un énorme gorille qu’ils prétendent avoir tué. Transportée au village, la bête est dépecée et cuisinée, et tous les voisins sont invités à prendre part au festin. Agrippine arrive de Belgique pour organiser des vaccinations dans la brousse. Elle rejoint une Mission où l’attendent une quinzaine de religieuses qui soignent la population.
Le Docteur Désir, avec qui elle partage une pirogue, va de village en village pour vendre des colifichets. Il troque sa marchandise contre la peau du gorille. Virgile, jeune ethnologue en tournée scientifique pour étudier le réveil des maladies endémiques causées par les plantations d’hévéas, s’arrête à la Mission. Agrippine et Virgile diffèrent dans leurs hypothèses sur la propagation des maladies. Au dispensaire se présentent des villageois, car une étrange épidémie commence à décimer le village. Olympe, qu’on désigne comme ayant le mauvais oeil, est battue et abandonnée au bord du fleuve. Débarque alors une petite équipe de chercheurs en primatologie qui redescendent de la Montagne des singes. Soudain le lecteur comprend que l’histoire se passe au bord de la rivière Ebola et que s’est mis en marche le processus implacable de la diffusion d’une épidémie terrifiante. On est alors à la fin d’une histoire racontée avec maestria. On ne l’oubliera pas de sitôt (Amazon)
En attendant Bojangles/Olivier Bourdeaut
Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui mène le bal, c’est la mère, imprévisible et extravagante. Elle n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte. L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.
Cet ouvrage a obtenu le Grand Prix RTL – Lire 2016, Le Roman des étudiants 2016 France Culture – Télérama ainsi que le Prix France Télévision 2016 (Amazon)
Les désorientés/Amin Maalouf
Dans Les désorientés, je m’inspire très largement de ma propre jeunesse. Je l’ai passée avec des amis qui croyaient en un monde meilleur. Et même si aucun des personnages de ce livre ne correspond à une personne réelle, aucun n’est entièrement imaginaire. J’ai puisé dans mes rêves, dans mes fantasmes, dans mes remords, autant que dans mes souvenirs.
Les protagonistes du roman avaient été inséparables dans leur jeunesse, puis ils s’étaient dispersés, brouillés, perdus de vue. Ils se retrouvent à l’occasion de la mort de l’un deux. Les uns n’ont jamais voulu quitter leur pays natal, d’autres ont émigré vers les Etats-Unis, le Brésil ou la France. Et les voies qu’ils ont suivies les ont menés dans les directions les plus diverses. Qu’ont encore en commun l’hôtelière libertine, l’entrepreneur qui a fait fortune, ou le moine qui s’est retiré du monde pour se consacrer à la méditation ? Quelques réminiscences partagées, et une nostalgie incurable pour le monde d’avant. Amin Maalouf (Amazon)
Un amour impossible/Christine Angot
Pierre et Rachel vivent une liaison courte mais intense à Châteauroux à la fin des années 1950. Pierre, érudit, issu d’une famille bourgeoise, fascine Rachel, employée à la Sécurité sociale. Il refuse de l’épouser, mais ils font un enfant. L’amour maternel devient pour Rachel et Christine le socle d’une vie heureuse. Pierre voit sa fille épisodiquement. Des années plus tard, Rachel apprend qu’il la viole. Le choc est immense. Un sentiment de culpabilité s’immisce progressivement entre la mère et la fille. Christine Angot entreprend ici de mettre à nu une relation des plus complexes, entre amour inconditionnel pour la mère et ressentiment, dépeignant sans concession une guerre sociale amoureuse et le parcours d’une femme, détruite par son péché originel : la passion vouée à l’homme qui aura finalement anéanti tous les repères qu’elle s’était construits. (Amazon)
La renverse/Olivier Adam
« Ce n’est qu’au moment d’entrer dans le bar-tabac que la nouvelle m’a vraiment heurté, qu’elle a commencé à filer le tissu du drap que je tendais depuis des années sur cette partie de ma vie. J’ai demandé deux paquets de cigarettes, salué les habitués du plat du jour. Au-dessus des tables, un téléviseur s’allumait sur une chaîne d’information en continu. A l’instant où j’y ai posé les yeux, le visage éminemment télégénique de Jean-François Laborde s’est figé sur l’écran. J’ai demandé qu’on augmente le volume. On annonçait son décès dans un accident de voiture. Suivait un rappel succinct de sa biographie. Fugacement, la pensée, absurde étant donné le temps accordé à l’information, qu’il n’avait pas été fait mention de ma mère m’a traversé l’esprit. » Dans La renverse, Olivier Adam retrace l’itinéraire d’Antoine, dont la vie s’est jusqu’à présent écrite à l’ombre du scandale public qui a éclaboussé sa famille quand il était encore adolescent. Et ce faisant, il nous livre un grand roman sur l’impunité et l’humiliation, explorées au sein de la famille comme dans l’univers politique (Amazon)
Treize façons de voir/Colum Mc Cann
Un vieil homme perd la vie, agressé dans une rue de Manhattan ; un jeune garçon disparaît lors d’une baignade en mer d’Irlande ; une religieuse reconnaît à la télé son tortionnaire ; un jeune homme à cheval vient chercher vengeance sur un chantier ; une jeune femme sergent dans l’US Army passe le réveillon du Nouvel An sur le front afghan (Amazon)
Ces nouvelles font partie des nouveautés acquises en mai 2016, liste consultable à la Médiathèque
A la table des hommes / Sylvie Germain
Son obscure naissance au coeur d’une forêt en pleine guerre civile a fait de lui un enfant sauvage qui ne connaît rien des conduites humaines.
S’il découvre peu à peu leur complexité, à commencer par celle du langage, il garde toujours en lui un lien intime et pénétrant avec la nature et l’espèce animale, dont une corneille qui l’accompagne depuis l’origine.
A la table des hommes tient autant du fabuleux que du réalisme le plus contemporain. Comme Magnus, c’est un roman hanté par la violence prédatrice des hommes, et illuminé par la présence bienveillante d’un être qui échappe à toute assignation, et de ce fait à toute soumission.(Amazon)
Toutes les vagues de l’océan/Victor Del Arbol
Gonzalo Gil reçoit un message qui bouleverse son existence: sa sœur de qui il est sans nouvelles depuis de nombreuses années a mis fin à ses jours dans des circonstances tragiques. Et la police la soupçonne d’avoir auparavant assassiné un mafieux russe pour venger la mort de son jeune fils. Ce qui ne semble alors qu’un sombre règlement de comptes ouvre une voie tortueuse sur les secrets de l’histoire familiale et de la figure mythique du père, nimbée de non-dits et de silences.
Cet homme idéaliste, parti servir la révolution dans la Russie stalinienne, a connu dans l’enfer de Nazino l’incarnation du mal absolu, avec l’implacable Igor, et de l’amour fou avec l’incandescente Irina. La violence des sentiments qui se font jour dans cette maudite « Ile aux cannibales » marque à jamais le destin des trois protagonistes et celui de leurs descendants.
Révolution communiste, guerre civile espagnole, Seconde Guerre mondiale, c’est toujours du côté de la résistance, de la probité, de l’abnégation que ce parangon de vertu, mort à la fleur de l’âge, a traversé le siècle dernier. Sur le fond de pression immobilière et de mafia russe, l’enquête qui s’ouvre aujourd’hui à Barcelone rebat les cartes du passé. La chance tant attendue pour Gonzalo d’ébranler la statue du commandeur, de connaître l’homme pour pouvoir enfin aimer le père.
Toutes les vagues de l’océan déferlent dans cette admirable fresque d’un XXème siècle dantesque porteur de toutes les utopies et de toutes les abjections humaines. Copyright Amazon
Une dernière danse/Victoria Hislop
Quand elle arrive à Grenade pour y prendre des cours de danse, Sonia, jeune londonienne ne sait rien du passé de la ville. Une conversation avec le patron du café El Barril la plonge dans la tragique destinée de la famille Ramirez : dans les années 1930 vivaient dans ces lieux trois frères aux idéaux opposés, veillant jalousement sur leur jeune sœur, Mercedes, passionnée de flamenco. Tandis que celle-ci tombe amoureuse du guitariste gitan qui l’accompagne, l’Espagne sombre dans la guerre civile. Quel camp chacun va-t-il choisir? Quels secrets et trahisons vont déchirer la fratrie à jamais? Happée par ce récit de feu et de sang, Sonia est loin d’imaginer que sa propre existence en sera bouleversée. copyright(Amazon )
Sombre dimanche/Alice Zeniter
Prix livre Inter, Prix des lecteurs de l’Express, Prix de la closerie des Lilas
Une maison en bois près de la gare Nyugati à Budapest. C’est là, au bord des rails, que les Mandy vivent de génération en génération. La jeune Imre grandit dans un univers opaque, mélancolique, de non-dits et de secrets, où Staline est toujours tenu pour responsable des malheurs de la famille. Même après l’effondrement de l’URSS, qui fait entrer dans la vie d’Imre les sex-shops, le consumérisme, et Kerstin, une Allemande, incarnation de l’Ouest libre et heureux. Car si le le régime a changé, Imre sait bien que ce bonheur là n’est pas pour lui.
Un roman à la poétique singulière, tout en dégradés de lumière et nostalgie, qui peint et révèle les êtres, dans leurs contradictions et leur fragilité.
Frais, fraîche (adj.) : – qui a la spontanéité, la candeur de la jeunesse. – se dit d’une fleur qui a gardé son éclat, qui n’est pas fanée. – se dit d’un aliment qui n’a pas encore subi d’altération. Pia, 16 ans, quitte le public et entre en terminale dans un lycée privé avec des objectifs clairs : avoir un mec, des amis stylés, et faire enfin de « vraies » soirées. Pour vivre une vie « comme dans les films », elle est prête à tout. Surtout que sa rencontre avec David, de trois ans son aîné, lui semble être la concrétisation de ses rêves ! Mais entre amitiés sur le fil et injonctions contradictoires de l’entourage, Pia peine à s’y retrouver. Fraîche raconte la fin de l’enfance, les premières expériences mêlées de fierté et de honte, le désir de plaire, de se sentir femme et une entrée mouvementée dans la sexualité.Manu, 36 ans, instituteur investi et apprécié, a toujours assumé avec détermination son rôle d’homme fort et protecteur. C’est pourquoi, lorsque ce schéma est remis en question par sa compagne qui le quitte, puis par son employeur qui lui préfère une femme au nom de la parité, il commence à perdre pied. Mais comment exprimer sa détresse quand on a appris à ne jamais se plaindre ? Frustré, Manu se raccroche à une fratrie de sept enfants déscolarisés, pour laquelle il va jouer le rôle de père tutélaire. Alors qu’il tente de les aider à surmonter leurs handicaps physiques, mentaux ou sociaux, il se laisse peu à peu happer par cette famille particulière. Ainsi s’amorce une longue descente au coeur de ses pires angoisses… Dans une société qui évolue pour devenir de plus en plus inclusive, où les rôles traditionnels dévolus à chaque genre sont battus en brèche, quelle est la nouvelle place des hommes ? Un thriller psychologique qui se referme comme un piège autour de son héros… et de son lecteur !« Protéger les arbres, c’est protéger l’humanité tout entière »
Peter Wohlleben est le forestier le plus célèbre du monde, auteur du best-seller La Vie secrète des arbres, traduit dans plus de quarante langues. Ce livre est son histoire. Avec un formidable talent de conteur, il nous plonge dans l’intimité des arbres, jusqu’à leurs racines. Au fil des pages, il nous entraîne à la découverte de l’extraordinaire fonctionnement de la forêt : comment les arbres interagissent, communiquent, se déplacent et se défendent. La Vie secrète des arbres nous donne accès à un monde merveilleux mais fragile. Protéger les arbres, c’est protéger l’humanité tout entière.La jeune fille hors norme de ce livre pas comme les autres n’aime que des choses très précises : le film A ma soeur de Catherine Breillat, mâcher des Dragibus et des Fraizibus avec du chocolat au lait, Amour, gloire et beauté mais uniquement les scènes dans lesquelles apparaît Sally Spectra, jouer des tours cruels à son amant, le roman Le Diable à Cristoforo de la collection Harlequin, ou encore se toucher en toute discrétion dans le rayon enfant d’un grand magasin. Mais ce qu’elle adore par-dessus tout, c’est son frère si étincelant, séducteur invétéré chez qui elle squatte. Donc, forcément, toute sa haine se porte vers celles qu’elle appelle les possibelles : les conquêtes de son frère, prétendantes au titre de petite amie officielle. Elle fera tout pour les percer à jour et les éliminer l’une après l’autre. Ce n’est pas parce que tout le monde la trouve grosse et bizarre qu’elle laissera ces filles à la mode menacer son monde. Dans A mon frère, E. L. Karhu met en scène une inadaptée magnifique et inoubliableAlba voyage aux quatre coins du monde pour des colloques sur les langues en voie d’extinction. De retour à Reykjavik, elle fait le compte : pour compenser son empreinte carbone, il lui faudrait planter 5 600 arbres. Ni une ni deux, elle repère un terrain de roche, de lave et de sable avec une petite maison. Rien n’est censé pousser là mais Alba y projette déjà une colonie de bouleaux. Peu à peu, Alba tente d’apprivoiser son jardin d’Eden. Elle s’équipe au rayon bricolage de la boulangerie, prête l’oreille à son voisin qui lutte contre un projet d’usine à glaçons, et s’attache à un jeune réfugié prêt à absorber tout le dictionnaire. Ode au pouvoir infini des mots, Eden explore notre faculté à déjouer les paradoxes de l’existence, à nous réinventer. Un régal d’humour et d’humanité. « Une réflexion profonde, une somme de considérations éthiques, philosophiques, sur le rapport que nous entretenons avec la mort, le deuil, la souffrance de la perte, dans une vivacité romanesque propre au thriller. »
Shadi et Anna sont très différentes. L’une tente au jour le jour de maîtriser son anxiété, et l’autre multiplie les fêtes et les conquêtes dans l’espoir d’oublier le décès de sa mère. Pourtant, ces deux étudiantes en psychologie doivent rédiger ensemble un mémoire posant cette question : peut-on traiter le deuil comme une maladie ? Leurs recherches les conduiront malgré elles à affronter Danish Pharma. Cette société pharmaceutique manipule des données statistiques afin d’accélérer la commercialisation de la Callocaïne. Annoncé comme révolutionnaire, ce médicament réduirait la tristesse spécifiquement ressentie lors d’un deuil, mais il se pourrait aussi qu’il ait de graves effets secondaires sur les mécanismes d’empathie. Devant l’aveuglement complice de la communauté universitaire, Shadi, Anna et leur professeur vont enfreindre les règles et jouer en dehors de la gamme. Un jeu qui va s’avérer très risqué. Après un premier roman autour de la psychanalyse, Anne Cathrine Bomann revient avec un habile thriller médical sur le deuil, la science et l’amour.La fresque indienne de Patrick Deville Les deux héros de ce « roman sans fiction » semblent avoir vécu plusieurs existences. Le jeune avocat londonien Mohandas Gandhi en redingote noire et chapeau haut-de-forme devint l’infatigable marcheur vêtu de drap blanc, tandis que Pandurang Khankhoje, lui aussi militant indépendantiste indien, bourlingua un peu partout dans le monde, du Japon à la Californie, combattant révolutionnaire au Moyen-Orient pendant la Première Guerre mondiale, par la suite exilé au Mexique et proche de la petite bande de Diego Rivera et de Frida Kahlo. Il deviendra alors un scientifique célèbre, mènera des recherches en agronomie comme Alexandre Yersin, le personnage principal de Peste et Choléra venu en Inde lors de la grande épidémie de peste. Le » samsara » définit la grande roue des vies successives à travers la réincarnation. Et c’est bien dans une grande roue que nous entraîne Patrick Deville dans ce nouveau roman, vaste fresque peinte tambour battant, sur un rythme haletant, de l’Inde coloniale puis indépendante, à travers les deux figures fil rouge de Gandhi le pacifiste, et plus encore de Khankhoje le révolutionnaire cosmopolite. C’est pendant une autre épidémie, récente, que le narrateur parcourt un pays devenu le plus peuplé du monde, depuis les contreforts de l’Himalaya jusqu’à la pointe extrême du sous-continent, à Kanyakumari au sud du Tamil Nadu. Il rencontre des historiens et des géographes, des écrivains et des étudiants, et grâce à eux essaie de comprendre un peu l’histoire des bouleversements souvent terribles qui se sont enchaînés, depuis l’installation du Raj britannique à Calcutta dans les années 1860 jusqu’à nos jours.20 ans après, la suite de Ramsès vendu à plus de 13 millions d’exemplaires ! Il est le dernier des grands pharaons. Vingt ans après son illustre prédécesseur, et sans lien de sang avec ce dernier, Ramsès III (1186 – 1154) affronte des épreuves que seul un roi d’une envergure exceptionnelle peut surmonter. Se heurtant à deux tentatives d’invasion des Libyens, il est menacé par des Peuples de la mer décidés à s’emparer des richesses égyptiennes. Ramsès III créé une marine de guerre et remporte la première bataille navale de l’Histoire ! Mais l’ennemi le plus redoutable surgit de l’intérieur : un dignitaire qui se fait appeler Ténèbre et s’entoure d’une poignée de félons. Pour réussir leur conspiration, les conjurés ont une arme secrète : la magie noire, la seule à pouvoir briser la protection d’Isis, la Grande Epouse royale. C’est oublier la vigilance du Vieux, chargé de la sécurité du roi, et de son assistant, l’âne Vent du Nord. In extremis, les meneurs sont arrêtés et condamnés à mort. Le pharaon stratège peut alors faire planter des milliers d’arbres et assurer la paix à son peuple« c’est une vraie ode à la vie…. jusqu’à la mort !! » Vous n’avez jamais lu un texte comme celui-là ! Une vieille dame enregistre ses derniers jours en maison de retraite et le résultat est un condensé incroyable de force vitale, de dérision, de révolte, d’attention aux autres et de foi dans la vie. Misericordia est l’un des livres les plus audacieux de la littérature portugaise actuelle. Comment l’auteure arrive-t-elle à faire qu’il soit à la fois brutal et plein d’espoir, ironique et aimable, un mélange de larmes et de rire, est une véritable prouesse : le journal de la dernière année de vie d’une femme qui intègre dans son récit la fulgurance des existences croisées et le transforme en un témoignage admirable sur la condition humaine. Ce qui ne peut se faire que grâce au miracle de la présence de la littérature. Dans ces temps difficiles que nous vivons, on attendait un livre comme celui-ci. Lídia Jorge l’a écrit. Un livre sur l’immortalité de l’espoir, sur une femme exceptionnelle jusqu’au bout. Lídia Jorge est née à dans l’Algarve et vit à Lisbonne. Elle est l’auteur de nombreux romans traduits dans une douzaine de pays, en particulier Le Rivage des murmures, Le Vent qui siffle dans les grues et Les Mémorables, tous publiés aux Éditions Métailié. Elle a reçu tous les grands prix littéraires des pays lusophones ainsi que le prix FIL de littérature en langues romanes 2020 pour l’ensemble de son ouvre.Dans toutes les histoires d’amour se rejouent les blessures de l’enfance : on guérit ou on creuse ses plaies. Pour comprendre la nature de sa relation avec Guillaume, Clotilde Mélisse observe les souvenirs qu’elle sort de sa tête, le temps d’un voyage en train direction Heidelberg. Tandis que par la fenêtre défilent des paysages de fin du monde, Clotilde revient sur les événements saillants de son existence. La découverte de la poésie dans la bibliothèque maternelle, le féminicide parental, l’adolescence et ses pulsions suicidaires, le diagnostic posé sur sa bipolarité. Sa rencontre, dix ans plus tôt, avec Guillaume, leur lien épistolaire qui tenait de l’addiction, l’implosion de leur idylle au contact du réel. Car Guillaume est revenu, et depuis dix-sept mois Clotilde perd la raison. Elle qui s’épanouissait au creux de son célibat voit son coeur et son âme ravagés par la résurgence de cet amour impossible. La décennie passée ne change en rien la donne : Guillaume est toujours gay, et qui plus est en couple. Aussi Clotilde espère, au gré des arrêts de gare, trouver une solution d’ici le terminus. ………Le dernier livre de Ken Follet
A la fin du XVIIIe siècle, un gouvernement tyrannique est résolu à faire de l’Angleterre un empire commercial puissant. En France, c’est le début de l’ascension au pouvoir de Napoléon Bonaparte. Les dissensions sont nombreuses et les pays voisins de la France en alerte maximale. Il y a de la révolution dans l’air… Et elle est aussi industrielle. Sans précédent, elle bouleverse la vie des ouvriers des prospères manufactures de textile de Kingsbridge. La mécanisation galopante et l’invention de nouvelles machines à tisser engendrent l’obsolescence de plusieurs métiers et brisent des familles entières. Tandis qu’un conflit international devient inéluctable, un petit groupe d’habitants de Kingsbridge – dont Sal, fileuse, Spade, tisserand, et Kit, le fils volontaire et ingénieux de Sal – va incarner la lutte d’une génération pour un avenir libre de toute oppression. Les Armes de la lumière nous entraîne au coeur de l’Histoire avec l’essor industriel et culmine avec la bataille de Waterloo. C’est certainement le livre le plus ambitieux de Ken Follett, maître incontesté du roman historique.C’est l’histoire d’Evelyn, qui a 85 ans et fut déportée de Hollande à l’âge de quatre ans, jusqu’à Bergen-Belsen en Allemagne. Aujourd’hui, ell raconte aux enfants des écoles des souvenirs qui lui échappent souvent – elle était si petite là-bas, et elle s’est protégée des années dans l’oubli et le déni. Et c’est l’histoire de Claude son fils, journaliste parisien de soixante ans et qui n’aime pas vraiment que sa mère – qu’il a connue un peu drôle et normale, et qui n’embêtait pas son monde avec sa tragédie – devienne sur ses vieux jours un des derniers témoins. Il redoute qu’elle se blesse à chercher son enfance, ce qu’elle a perdu à l’aube de sa vie. Il redoute qu’à s’obséder des morts, elle oublie les vivants. Il redoute qu’elle meure à force de raconter, ou s’il lui fait enfin la grâce de l’écouter : car le plus souvent, il ne l’écoute pas ; pas plus qu’elle ne lui parle, en vérité. C’est l’histoire d’Evelyn et Claude qui enfin se parlent et se cherchent et s’agacent aussi, se blessent et se consolent, et qui écrivent ce livre ensemble. Se souvenir des camps passe par le judaïsme allemand dévasté, la Hollande juive anihilée, la France d’un bonheur possible. « Que faire d’une petite fille souriante en cardigan de laine qu’on a photographiée quelques semaines avant qu’elle ne soit déportée. Que faire d’une fillette qui n’est pas morte et qui est votre mère. Que faire d’un fils qui veut savoir ce qu’on ne peut pas dire et qui rejette ce qu’on veut bien livrer. Que t’est-il, que nous est-il arrivé, de quoi te souviens-tu en fait, sommes-nous une famille ? » Un échange unique et beau, traversé par l’amour, le doute, le judaïsme, l’impossible mémoire, Israël, les fêtes et les vivants, les morts aussi. Se souvenir est un impératif douloureux et magnifique, ici donné par les mots, parfois doux, parfois rieurs, souvent angoissés. ……..Les vestiges d’un héritage colonial hantent ce premier roman remarquable sur l’amour, le désir, le sexe, le deuil, la famille et le racisme
Ici, vous allez trouver un arrière-arrière-grand-père pilleur d’objets Incas au XIXe siècle, la mort d’un père aimant qui avait une double vie et leur descendante, une femme curieuse et résolue, aussi provocatrice que jalouse, qui vit une relation polyamoureuse brinquebalante. Cela commence avec un choc : la narratrice visite le Musée du quai Branly et regarde une pièce où elle croit se voir dans un miroir brisé par les siècles. Cette pièce est un portrait huaco, une statuette de céramique préhispanique représentant un visage indigène avec le plus de réalisme possible. Et la salle d’exposition porte le nom de son aïeul, Charles Wiener. Un explorateur français connu pour avoir « failli » découvrir Machu Picchu et avoir présenté ses trouvailles dans le cadre de l’Exposition universelle de Paris, comptant entre autres attractions un zoo humain. Et il a fondé la lignée des Wiener péruviens.……..un roman d’apprentissage sur fond d’engagement écologique Deux étudiants en agronomie, angoissés comme toute leur génération par la crise écologique, refusent le défaitisme et se mettent en tête de changer le monde. Kevin, fils d’ouvriers agricoles, lance une start-up de vermicompostage et endosse l’uniforme du parfait transfuge sur la scène du capitalisme vert. Arthur, enfant de la bourgeoisie, tente de régénérer le champ familial ruiné par les pesticides mais se heurte à la réalité de la vie rurale. Au fil de leur apprentissage, les deux amis mettent leurs idéaux à rude épreuve. Du bocage normand à la Silicon Valley, des cellules anarchistes aux salons ministériels, Gaspard Koenig raconte les paradoxes de notre temps – mobilité sociale et mépris de classe, promesse de progrès et insurrection écologique, amour impossible et désespoir héroïque… Une histoire de terre et d’hommes, dans la grande veine de la littérature réaliste.
Les destins se croisent et s’unissent grâce à la musique.
Pamina est une jeune luthière brillante, digne petite-fille d’Hortense Schmidt, qui avait exercé le même métier au Japon pendant la Seconde Guerre mondiale. Embauchée dans l’atelier d’un fameux luthier parisien, Pamina se voit confier un violoncelle très précieux, un Goffriller. En le démontant pour le réparer, la jeune femme découvre, dissimulée dans un tasseau, une lettre qui la mènera sur les traces de destins brisés parla guerre. Des mots, écrits à la fois pour résister contre l’oppresseur et pour transmettre l’histoire d’un grand amour, auront ainsi franchi les frontières et les années. Les histoires entremêlées des personnages d’Akira Mizubayashi, tous habités par une même passion mélomane, pointent chacune à sa façon l’horreur de la guerre. La musique, recours contre la folie des hommes, unit les générations par-delà la mort et les relie dans l’amour d’une même langue.
Bon roman historique, ………. la splendeur et la beauté du siècle de la Renaissance italienne.
Sur les hauteurs de la colline du Pincio à Rome, niché dans les jardins de la Villa Médicis, un pavillon privé, orné de fresques d’oiseaux, de nymphes et de grotesques, accueillera les amours secrètes de Clélia Farnèse. Fille illégitime du cardinal Alessandro Farnese, épouse du baron Cesarini, maîtresse de Ferdinand de Médicis, Clélia Farnèse, beauté enviée et esprit libre dans un monde d’hommes, incarne la grandeur et la décadence de son époque. Portée aux nues avant d’être jetée en pâture, elle paiera de sa vie son désir de liberté et d’indépendance, sa soif d’art et de culture. Renouant avec la sensibilité italienne de Concours pour le Paradis, prix du Premier roman, Clélia Renucci livre, sur fond de complots et d’ambitions entre grandes familles dans le crépuscule de la Rome renaissante, le roman fascinant et terrible d’une femme dont elle saisit l’intime vérité, close entre les murs du Pavillon des oiseaux.
La peste noire déferle sur l’Europe 1367. Deux jeunes frères dominicains se rendent à Toulouse pour trouver le précieux papier sur lequel leur prieur entend écrire le récit de sa vie. Et sa confession risque de faire basculer l’Eglise en révélant la vérité sur les origines de la Peste et la façon dont elle fut liée au destin de son maître, Eckhart de Hochheim, dit Maître Eckhart, théologien mystique et prêcheur le plus admiré de la chrétienté. Puis maudit. Guerres, inquisition, persécution et trahisons ; des bancs de la Sorbonne aux plaines reculées d’Asie centrale, Antoine Sénanque mêle les destins de personnages historiques et de fiction, marie petite et grande Histoire, et signe un texte exceptionnel, tout à la fois roman d’aventures, fresque historique, étude théologique et policier médiéval. Un page-turner spirituel et dramatique dans lequel les paroles d’Eckhart et les choix de nos héros font sonner autrement le beau nom grave de fraternité. Un coup de maître.Il est quand même tard pour appeler, je me rabats sur un SMS. Je dis à Nadia que je viens d’apprendre pour Alexandre et que je suis stupéfait, c’est le mot que j’emploie, il ne convient peut-être pas très bien mais j’ai du mal à trouver une formule adaptée. S’il était mort ou s’il avait subi un accident, ça viendrait facilement. On sait comment s’adresser à l’entourage des victimes, on sait quoi dire à ceux qui vont mal, à ceux qui souffrent. Mais qu’est-ce qu’on écrit à la femme d’un assassin ?Sur cette île qui ne figure sur aucune carte, les morts sont rois. Thanatea. Un nom qui sonne comme celui d’une femme ou d’une déesse. Un mot plutôt agréable, exotique, à condition de ne pas en connaître la racine grecque, thanatos, la mort. Le plus long des voyages. L’éternité. Une autre qu’Esther aurait sûrement été refroidie, mais, durant ses années passées à la police judiciaire, elle a côtoyé la mort sous ses aspects les plus sombres, les plus violents. Un quotidien qui l’a usée, au point d’être prête à tout quitter pour rejoindre cette entreprise de pompes funèbres située au coeur du lac Léman. Et même si ce nouvel environnement s’annonce quelque peu macabre, au moins elle n’aura plus à voir les stigmates d’un meurtre sur la chair, les organes, les os. Là-bas, la mort sera un concept, du marketing, elle sera travaillée, pensée, enrobée dans du velours ou du satin. Là-bas, Esther espère trouver enfin la paix…C’est une histoire d’amour, de vie et de mort. Sur quel autre trépied la littérature danse-t-elle depuis des siècles ? Dans Son odeur après la pluie, ce trépied, de surcroît, est instable car il unit deux êtres n’appartenant pas à la même espèce : un homme et son chien. Un bouvier bernois qui, en même temps qu’il grandit, prend, dans tous les sens du terme, une place toujours plus essentielle dans la vie du narrateur. Ubac, c’est son nom (la recherche du juste nom est à elle seule une aventure), n’est pas le personnage central de ce livre, Cédric Sapin-Defour, son maître, encore moins. D’ailleurs, il ne veut pas qu’on le considère comme un maître. Le héros, c’est leur lien. Ce lien unique, évident et, pour qui l’a exploré, surpassant tellement d’autres relations. Ce lien illisible et inutile pour ceux à qui la compagnie des chiens n’évoque rien. Au gré de treize années de vie commune, le lecteur est invité à tanguer entre la conviction des uns et l’incompréhension voire la répulsion des autres ; mais nul besoin d’être un homme à chiens pour être pris par cette histoire car si pareil échange est inimitable, il est tout autant universel. Certaines pages, Ubac pue le chien, les suivantes, on oublie qu’il en est un et l’on observe ces deux êtres s’aimant tout simplement. C’est bien d’amour dont il est question. Un amour incertain, sans réponse mais qui, se passant de mots, nous tient en haleine. C’est bien de vie dont il est question. Une vie intense, inquiète et rieuse où tout va plus vite et qu’il s’agit de retenir. C’est bien de mort dont il est question. Cette chose dont on ne voudrait pas mais qui donne à l’existence toute sa substance. Et ce fichu manque. Ces griffes que l’on croit entendre sur le plancher et cette odeur, malgré la pluie, à jamais disparue.« J’entends par western un endroit de l’existence où l’on va jouer sa vie sur une décision ». Eternelle logique de l’Ouest à laquelle se rend le célèbre comédien Alexis Zagner quand, poussé par l’intuition d’un danger, il abandonne un rôle mythique – Dom Juan – et quitte brusquement la ville, à la façon des cow-boys. Quelles lois veut-il laisser derrière lui ? Qu’a-t-il fait pour redouter l’époque qui l’a pourtant consacré ? Et qu’espère-t-il découvrir à l’ouest du pays ? Pas cette femme, Aurore, qui l’arrête en pleine cavale et semble n’avoir rien de mieux à faire que le retenir et percer son secret. Tandis que dans le sillage d’Alexis se lève une tempête médiatique qui pourrait l’emporter, un face à face impudique s’engage entre les deux exilés. Dans ce roman galopant porté par une écriture éblouissante, Maria Pourchet livre, avec un sens de l’humour à la mesure de son sens du tragique, une profonde réflexion sur notre époque, sa violence, sa vulnérabilité, ses rapports difficiles à la liberté et la place qu’elle peut encore laisser au langage amoureux.
En 1699, Ilaria Tagianotte naît dans une famille de marchands d’étoffes, à Venise. La ville a perdu de sa puissance, mais lui reste ses palais, ses nombreux théâtres, son carnaval qui dure six mois. C’est une période faste pour l’art et la musique, le violon en particulier. À peine âgée de quelques semaines, sa mère place la petite Ilaria à la Pietà. Cette institution publique a ouvert ses portes en 1345 pour offrir une chance de survie aux enfants abandonnées en leur épargnant infanticides ou prostitution. On y enseigne la musique au plus haut niveau et les Vénitiens se pressent aux concerts organisés dans l’église attenante. Cachées derrière des grilles ouvragées, les jeunes interprètes jouent et chantent des pièces composées exclusivement pour elles. Ilaria apprend le violon et devient la copiste du maestro Antonio Vivaldi. Elle se lie avec Prudenza, une fillette de son âge. Leur amitié indéfectible la renforce et lui donne une ouverture vers le monde extérieur. Le grand feu, c’est celui de l’amour qui foudroie Ilaria à l’aube de ses quinze ans, abattant les murs qui l’ont à la fois protégée et enfermée, l’éloignant des tendresses connues jusqu’alors. C’est surtout celui qui mêle le désir charnel à la musique si étroitement dans son cœur qu’elle les confond et s’y perd. Le murmure de Venise et sa beauté sont un écrin à la quête de la jeune fille : éprouver l’amour et s’élever par la musique, comme un grand feu
« Ce n’est pas un éblouissement, pas une surprise. On est tout à coup dans cette lumière-là, comme si on l’avait toujours habitée. On vient de sortir du tunnel. Le train n’a pas changé de cadence, il y a juste eu un petit crescendo dans la musique, moins un bruit de moteur qu’une tonalité nouvelle, offerte au vent. Une infime parenthèse entre deux talus, et d’un seul coup : le paysage. Montagne, lac ou forêt, château en ruine ou autoroute, on sait tout absorber, tout devenir ». Comme on les chérit, ces instants suspendus dans nos vies. Passer le doigt sur une vitre embuée. La mouche de l’été dans la chaleur de la chambre. Le jaillissement du paysage à la sortie du tunnel ferroviaire… Philippe Delerm n’invente pas ces moments, il les réveille en nous. Il leur donne une dimension d’horizon infini. On ne savait pas qu’on abritait tous ces trésors, Delerm les met en écrin. Entre humour subtil et nostalgie, un recueil dans la droite ligne de ses grands succès, La Première Gorgée de bière, La Sieste assassinée ou Les Eaux troubles du mojito.
Il y a quelques années, la mère de Didier Eribon est entrée en maison de retraite. Après plusieurs mois au cours desquels elle a peu à peu perdu son autonomie physique et cognitive, Didier Eribon et ses frères ont dû se résoudre à l’installer, malgré ses réticences, dans un établissement médicalisé. Mais le choc de l’entrée en maison de retraite fut trop brutal et, quelques semaines seulement après son arrivée, elle y est décédée. Après la mort de sa mère, Didier Eribon reprend le travail d’exploration personnelle et théorique qu’il avait entrepris dans Retour à Reims après la mort de son père. Il analyse le déclin de sa mère, ce qui l’amène à réfléchir sur la vieillesse et la maladie, sur nos rapports aux personnes âgées et à la mort, mais aussi sur l’expérience du vieillissement. Il s’interroge également sur les conditions de l’accueil des personnes dépendantes. Il montre que si l’expérience du vieillissement nous est très difficile à penser, c’est parce qu’il s’agit d’une expérience-limite dans la philosophie occidentale, dont l’ensemble des concepts semblent se fonder sur une exclusion de la vieillesse. Eribon reparcourt également la vie de sa mère, et notamment les périodes où elle était femme de ménage, ouvrière puis retraitée, la saisissant dans toute sa complexité, de sa participation aux grèves à son racisme obsessionnel. Il conclut sa démarche en faisant de la vieillesse le point d’appui d’une réflexion sur la politique : comment pourraient se mobiliser des personnes qui n’ont plus de mobilité ni de capacité à prendre la parole et donc à dire « nous » ? Les personnes âgées peuvent-elles parler si personne ne parle pour elles, pour faire entendre leur voix ?
Quand leur mère les dépose devant la grille du Château de Berléac en leur promettant de revenir les chercher, India et Louis ne savent pas ce qui les attend. Ils vont devoir passer en un éclair de leur petite maison dans un lotissement à un château du XVIIIe siècle et apprendre les codes d’une grande famille bordelaise, fière de son vignoble et de ses ancêtres. Que de secrets, de trahisons, d’avidité dans cette demeure prestigieuse où chacun joue un rôle et entend occuper le devant de la scène ! Sans le vouloir, avec leur candeur et leur fantaisie, les enfants vont tout dynamiter. C’est drôle, c’est tragique, c’est virevoltant, cruel et tendre, c’est la vie.
Lorsque la police arrive, la scène du crime est glaçante : 85 coups de couteau et une gamine de treize ans. Mais ce n’est pas la victime… c’est la meurtrière. Elle est restée là, le poignard encore levé, un sourire diabolique aux lèvres. Quand d’autres crimes violents sont commis par des jeunes collégiens, l’inspectrice Teresa Brusca demande au commissaire Strega, suspendu suite à un « accident », d’enquêter officieusement avec elle. Très vite, Strega a l’intuition que ces adolescents tueurs sont unis par un secret. Mais lui aussi a sa part d’ombre. Brillant policier, il est obsédé par un besoin inassouvi de justice qui le met parfois en rage. Face à ces crimes d’enfants, il est prêt à tout pour apaiser en lui le chant assourdissant des victimes.
Hannah est une Nisei, une fille d’immigrés japonais. Si son père l’a bercée de contes nippons, elle se sent avant tout canadienne ; alors pourquoi les autres enfants la traitent-ils de « sale jaune » ? Jack, lui, est un creekwalker, il veille sur la forêt et se réfugie dans les légendes autochtones depuis le départ de son frère à la guerre. Le jour où l’ermite tombe nez à nez avec un ours blanc au coeur de la Colombie-Britannique, il croit rêver — la créature n’existe que dans les mythes anciens. Pourtant, la jeune femme inconsciente qu’il recueille semble prouver le contraire : marquée des griffes de la bête, Hannah développe d’étranges dons à son réveil. Des années 1920 à l’après-guerre, Marie Charrel brosse le portrait d’une Amérique du Nord où la magie sylvestre s’enchevêtre à la fresque historique. Contes japonais et légendes indigènes se lient dans une fabuleuse ode à la nature et à la fraternité.
Une nouvelle enquête de l’inspecteur Valentin Verne, le génial créateur du Bureau des Affaires occultes, où les apparences s’avèrent dangereusement trompeuses.
Il y avait là de petites villes avec leurs églises, quelques commerces, des champs, et au loin, la centrale. C’était un coin paisible entouré de montagnes et de forêts. Jusqu’à l’accident. Il a fallu évacuer, condamner la zone, fuir les radiations. Certains ont choisi de rester malgré tout. Trop de souvenirs les attachaient à ces lieux, ils n’auraient pas vraiment trouvé leur place ailleurs. Marc, Alessandro, Lorna, Sarah et Fred sont de ceux-là. Leur amitié leur permet de tenir bon, de se faire les témoins inutiles de ce désert humain à l’herbe grasse et à la terre empoisonnée. Rien ne devait les faire fléchir, les séparer. Il suffit pourtant d’une étincelle pour que renaisse la soif d’un avenir différent : un enfant bientôt sera parmi eux. Laurent Petitmangin, toujours aussi bouleversant d’humanité, nous raconte les souvenirs indélébiles, les instincts irrépressibles et la vie qui toujours impose sa loi au coeur de ces terres rendues au règne animal.
En levant les yeux vers le huitième étage d’une tour du XIIIe arrondissement de Paris, Agnès rejoint en pensée Boris et Tsila, ses grands-parents, et tous ceux qui vivaient autrefois dans le même immeuble. Rue du Château des Rentiers, ces Juifs originaires d’Europe centrale avaient inventé jadis une vie en communauté, un phalanstère. Le temps a passé, mais qu’importe puisque grâce à l’imagination, on peut avoir à la fois 17, 22, 53 et 90 ans : le passé et le présent se superposent, les années se télescopent, et l’utopie vécue par Boris et Tsila devient à son tour le projet d’Agnès. Vieillir ? Oui, mais en compagnie de ceux qu’on aime. Telle est la leçon de ce roman plein d’humour et de devinettes – à quoi ressemble le jardin d’Eden ? Quelle est la recette exacte du gâteau aux noix ? Qu’est-ce qu’une histoire racontée à des sourds par des muets ? -, qui nous entraîne dans un voyage vertigineux à travers les générations.
Sélection rentrée littéraire : Les 30 romans préférés des libraires Furet du Nord-Decitre « Il était alors impossible d’imaginer que trois jours plus tard, dans la nuit de jeudi à vendredi, Etienne tuerait sa femme ». Etienne est correcteur dans l’édition. Avec sa femme Vive, délicieusement fantasque, ils forment depuis dix ans un couple solide et amoureux. Parisiens éclairés qui vont de vernissage en concert classique, ils sont l’un pour l’autre ce que chacun cherchait depuis longtemps. Mais quelque chose va faire dérailler cette parfaite partition. Ce sera aussi infime que l’épaisseur d’un cheveu, aussi violent qu’un cyclone qui ravage tout sur son passage. Implacable trajectoire tragique, L’Epaisseur d’un cheveu ausculte notre part d’ombre. Claire Berest met en place un compte-à-rebours avec l’extrême précision qu’on lui connaît pour se livrer à la fascinante autopsie d’un homme en route vers la folie.
– Le dolmen dont tu m’as parlé, Johan, il est bien sur la route du petit pont ? – A deux kilomètres après le petit pont, ne te trompe pas. Sur ta gauche, tu ne peux pas le manquer. Il est splendide, toutes ses pierres sont encore debout.- Ca date de quand, un dolmen ? – Environ quatre mille ans. – Donc des pierres pénétrées par les siècles. C’est parfait pour moi. – Mais parfait pour quoi ? – Et cela servait à quoi, ces dolmens ? demanda Adamsberg sans répondre. – Ce sont des monuments funéraires. Des tombes, si tu préfères, faites de pierres dressées recouvertes par de grandes dalles. J’espère que cela ne te gêne pas. – En rien. C’est là que je vais aller m’allonger, en hauteur sur la dalle, sous le soleil. – Et qu’est-ce que tu vas foutre là-dessus ? – Je ne sais pas, Johan.
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Le Département de l’Ardèche a reçu l’historienne Emmanuelle Loyer à l’occasion de la sortie de son ouvrage sur Claude Lévi-Strauss, qui vient de recevoir le très prestigieux prix Femina essai 2015.